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LE
PELERINAGE DE L’ESPERANCE EN AFRIQUE PLAN D’ACTION 17-22
septembre 2002
Je
suis parce que
nous sommes; et puisque nous sommes, je suis. (John S. Mbiti) Que
le Dieu de l'espérance vous comble
de joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d'espérance par la puissance de l'Esprit Saint (Romains 15,13) (TOB) Ne
vous souvenez plus des premiers évènements,
ne ressassez plus les faits d'autrefois. Voici que moi je vais faire du neuf qui déjà bourgeonne; ne le reconnaîtrez-vous pas? Oui, je vais mettre en plein désert un chemin, dans la lande, des sentiers. (Esaïe 43, 18-19) (TOB) PREAMBULE Nous sommes aujourd’hui au seuil d’une nouvelle Afrique. En tant que peuple de Dieu, nous constatons et reconnaissons avec une profonde gratitude que Dieu a béni l’Afrique de riches ressources humaines, culturelles et naturelles. Dieu nous a donné la vie en nous plaçant sur ce magnifique continent africain, et il nous a promis de vivre cette vie dans sa plénitude. Nous reconnaissons que Dieu nous a donné un esprit de résistance qui nous permet de survivre à toutes les forces déshumanisantes et porteuses de mort – l’esclavage, le colonialisme, le néocolonialisme, le capitalisme fondé sur l’exploitation, le militarisme, la projection négative dans les médias et les esprits occidentaux qui voient en nous un petit pays, l’emblème de tout ce qui est mal. Nous avons réalisé, toutefois, que nous n’avons pas été des intendants fidèles. Nous collaborons avec ceux qui nous exploitent et ceux qui dévorent leur propre pays. Pourtant, malgré les événements effrayants et douloureux qui se déroulent sur le continent, l’Afrique montre des signes de rajeunissement et de renouveau qui se mesurent en termes de résistance et de quête de restauration. C’est pourquoi nous célébrons et renouvelons notre foi dans le Dieu trinitaire d’amour, de grâce et d’espérance «en qui notre avenir est assuré et notre deuil changé en grande joie», et nous partageons la vision du pèlerinage d’espérance en vue de la reconstruction libératrice et du développement durable de l’Afrique. Notre foi dans le Dieu de vie et d’espérance nous commande aussi de partager la vision et l’engagement communs des responsables politiques africains dans la tâche urgente de combattre et d’éliminer la pauvreté et la culture de mort et de ruine, comme le veut l’initiative du Nouveau partenariat pour le développement africain (NEPAD). La mission de l’Eglise chrétienne, visant à réaliser pour tout le peuple africain la promesse donnée par le Christ d’une vie significative et abondante, nous incite à nous engager avec lucidité en faveur du NEPAD, dans un esprit de responsabilité mutuelle et d’engagement en faveur de la reconstruction et du développement de l’Afrique. Dans ce pèlerinage de l’espérance en Afrique, nous avons été amenés à reconnaître que les domaines de l’enseignement théologique et de la formation œcuménique sont vitaux. L’enseignement théologique est l’un des principaux moyens de développer les cadres dont on a tant besoin pour progresser dans l’accomplissement de la tâche fixée et la mener à son terme. C’est dans ce but que des personnes intéressées d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord se sont réunies pour réfléchir ensemble, procéder à une évaluation critique de l’enseignement théologique et de la formation œcuménique en Afrique, et formuler ensemble des stratégies d’action. CONTEXTE Ce plan d’action est né en réponse à la décision prise par les collaborateurs du Conseil œcuménique des Eglises (COE) travaillant au sein du programme «Education et formation œcuménique», du Secrétariat de l’Afrique et du programme «Accompagnement spécial de l’Afrique» d’amorcer une évaluation critique de l’enseignement théologique et de la formation œcuménique, dans le cadre du processus interactif du pèlerinage de l’espérance des Eglises et de la population africaines en vue de changer les choses sur le continent au 21e siècle. Ce pèlerinage de l’espérance, qui a franchi une étape capitale avec l’Alliance de Harare proclamée par les Africains du continent et de la diaspora lors de la Huitième Assemblée (Jubilé) du COE à Harare, Zimbabwe, en décembre 1998, a appelé à «une nouvelle vision de la vie pour notre peuple d’Afrique et pour le monde entier». Cette vision était aussi une affirmation du rêve de Johannesburg exprimé par les Africains en mai 1997, qui demandait l’unité et la solidarité créatrices entre les Africains, l’élimination de toutes les murailles de division et structures d’asservissement, la réconciliation et la guérison de l’état de rupture humaine, et la gestion responsable des ressources humaines et naturelles dans l’esprit du panafricanisme. Ce plan est le résultat d’un processus interactif, impliquant les instruments d’enseignement, de formation et de développement du potentiel local des Eglises africaines, qui a culminé dans la conférence sur le thème «La poursuite du pèlerinage de l’espérance en Afrique: évaluation critique de l’enseignement théologique et de la formation œcuménique». Nous, participants à cette conférence, chrétiennes et chrétiens issus des Eglises, dénominations et milieux les plus divers, sommes venus de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. Nous représentons aussi un large éventail de cultures, de langues et d’origines ethniques. Il y a parmi nous des responsables, des gestionnaires, des éducateurs, des formateurs, des prédicateurs, des chercheurs, des écrivains, des communicateurs, des décideurs et des réalisateurs qui dirigent des Eglises, des établissements de théologie et des programmes de formation théologique par extension (FTE), des universités (facultés d’études théologiques et religieuses, alphabétisation des adultes), des centres de formation des laïcs, des établissements de développement du potentiel local, des bibliothèques, des maisons d’édition, des communautés ou conférences œcuméniques confessionnelles ou interconfessionnelles, des départements missionnaires ainsi que des associations et réseaux chrétiens ou interreligieux. Tirant notre inspiration des exemples de résistance, de courage et de sacrifice de nos ancêtres, nous sommes affermis par les signes d’espérance qui se manifestent sur le continent, tels que l’acceptation croissante du gouvernement démocratique, la nouvelle volonté politique des responsables africains qui veulent poursuivre la progression de la croissance et du développement, et surtout la foi de notre peuple en Dieu, le besoin qu’il a de lui, et le souci croissant des théologiens de faire une théologie qui s’adresse aux besoins réels de notre peuple. Nous appelons nos organisations à faire ce pèlerinage avec nous, alors que nous nous engageons en faveur du programme d’action ci-après: ENGAGEMENTS EGLISES ET ORGANISATIONS OECUMENIQUES En tant que responsables d’Eglises et de conseils d’Eglises nationaux, sous-régionaux et régionaux, nous nous engageons à:
ENSEIGNEMENT THEOLOGIQUE ET FORMATION AU MINISTERE
Nous
nous engageons à favoriser la contextualisation de la formation
théologique par les moyens suivants:
Nous nous engageons à:
Nous nous engageons à:
Œcuménisme et formation théologique Nous nous engageons à favoriser la formation œcuménique par la sensibilisation à la réalité locale ainsi que la transformation des programmes, l’œcuménisme et le dialogue entre les religions.
Nous nous engageons à:
Nous nous engageons à:
Nous nous engageons à:
Nous nous engageons à réexaminer l’usage sélectif des textes bibliques, des traditions culturelles et des théologies dont on continue à se servir pour perpétuer et renforcer le système patriarcal sous toutes ses formes. FORMATION THEOLOGIQUE PAR EXTENSION / ENSEIGNEMENT A DISTANCE Durant la conférence, les représentants de huit programmes FTE se sont réunis à plusieurs reprises pour comparer leurs expériences et leurs besoins; ils ont manifesté la volonté commune de concrétiser les engagements ci-après, qu’ils ont communiquée aux autres participants. L’impact potentiel de ces propositions est important, puisque ces huit programmes concernent au total 18000 étudiants. On estime qu’il existe 341 programmes FTE en Afrique aujourd’hui. Coordination et échanges Nous nous engageons à:
Renforcement et accréditation Nous nous engageons à:
Nous nous engageons sur les points suivants:
MAISONS D’EDITION Nous nous engageons à:
REACTION DES PARTENAIRES OECUMENIQUES Cela a été un grand privilège pour nous, partenaires œcuméniques, de partager vos réflexions sur la définition de stratégies d’action dans ce pèlerinage de l’espérance en Afrique. Chacun de nous a beaucoup appris ici, et nous vous sommes profondément reconnaissants de nous avoir invités. En même temps, nous aurions souhaité une plus grande clarté de la part du COE concernant les attentes qu’il place en nous en tant que partenaires, notamment à la lumière de l’intention de la conférence «d’inviter la famille œcuménique partout dans le monde à nous accompagner dans notre pèlerinage de l’espérance en direction d’une vie meilleure et plus significative pour le peuple d’Afrique.» Ceux d’entre nous qui sont membres du COE ont pris un engagement en faveur de l’accompagnement spécial de l’Afrique à l’Assemblée de Harare, et notre présence ici est une expression de cet engagement. Nous tous, formateurs théologiques et représentants d’Eglises et d’organisations missionnaires, nous engageons à poursuivre le débat en racontant votre histoire à nos mandants respectifs. Lorsque le plan d’action aura été achevé et distribué, nous le recevrons par les canaux habituels et nous chercherons activement des moyens de poursuivre et d’accroître le soutien que nous apportons au pèlerinage en Afrique. Nos Eglises et organisations demeurent fermement engagées en faveur des partenariats œcuméniques. En même temps, beaucoup de nos dénominations se trouvent confrontées à des tensions internes sérieuses. Nous vous avons entendu décrire l’une de ces tensions dans vos propres contextes: l’importance toujours plus grande donnée à l’action centrée sur la dénomination ou sur l’Eglise plutôt que sur les partenariats œcuméniques. Une autre tension tient au fait que si nos grandes orientations œcuméniques n’ont pas changé, la réalité sur le terrain est très complexe. Dans de nombreuses dénominations, les paroisses et les écoles ne s’engagent plus dans la mission et la formation internationales par l’intermédiaire de leurs sièges nationaux. Au lieu de cela, elles établissent des liens directs entre Eglises ou écoles, souvent sans en informer leurs sièges nationaux ni les y impliquer. Le foyer de l’activité missionnaire se déplace vers les paroisses locales, et les dénominations ne sont plus les centres de coordination des ressources. Alors que les départements missionnaires nationaux développent des moyens de contrôler ce nouvel enthousiasme, cette tendance va continuer à nous mettre au défi dans notre réponse aux partenariats œcuméniques. Notre accompagnement du pèlerinage de l’espérance en Afrique est délibéré, solide et convaincu, et continuera d’occuper une place importante dans notre travail en cours. Nous vous remercions encore une fois de votre invitation et de vos expressions chaleureuses de l’amour et de la communauté chrétiens. STRATEGIES DE MISE EN ŒUVRE Qui? Responsables, gestionnaires, éducateurs, formateurs, prédicateurs, chercheurs, écrivains, communicateurs, décideurs et réalisateurs qui dirigent des Eglises, des établissements théologiques, des programmes FTE, des universités (facultés de théologie et d’études religieuses, départements d’alphabétisation des adultes)); centres de formation des laïcs, institutions de développement du potentiel local, bibliothèques, maisons d’édition, communautés et conférences œcuméniques confessionnelles et interconfessionnelles, départements missionnaires, réseaux et associations chrétiens ou interreligieux. Comment? Par
les moyens suivants: Déroulement dans le temps
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